Cancérologie
La cancérologie au CHU
Pour garantir la qualité des soins prodigués, le CHU Dijon Bourgogne dispose d’équipements et de plateformes techniques de pointe : biologie moléculaire, radiologie diagnostique et interventionnelle, chirurgie et endoscopie interventionnelle. Il bénéficie par ailleurs d’équipes pluridisciplinaires (médecins, infirmiers, chirurgiens, pharmaciens, radiologues, anatomo-pathologistes, biologistes, etc.) qui déploient quotidiennement l’excellence de leurs compétences et savoir-faire au service des patients. La multidisciplinarité est une autre force de l’établissement. C’est à l’appui de son expertise dans de très nombreuses spécialités que le CHU Dijon Bourgogne s’inscrit aujourd’hui en tant que référent régional dans le domaine de la cancérologie.
La Fédération de Cancérologie est coordonnée au CHU Dijon Bourgogne par Madame Sarah AMALRIC, Directrice des Coopérations Médicales.
Pour accéder à la page dédiée au Centre de Coordination en Cancérologie :
Les types de cancer
Prise en charge des cancers digestifs au CHU Dijon Bourgogne
Les cancers digestifs regroupent tous les cancers du tube digestif (œsophage, estomac, intestin grêle, côlon, rectum, canal anal), ainsi que les cancers du pancréas, du foie, des voies biliaires et les tumeurs neuroendocrines digestives.
Le CHU Dijon Bourgogne propose une prise en charge pluridisciplinaire de l’ensemble de ces cancers.
Les cancers digestifs sont diagnostiqués lors d’examens endoscopiques (gastroscopie et coloscopie) ou par l’imagerie (IRM /scanner/échographie). Des prélèvements tumoraux sont souvent nécessaires pour que l’anatomopathologiste confirme le diagnostic par un examen au microscope. Une fois le cancer diagnostiqué, d’autres examens permettent de déterminer l’extension de la maladie (TEP, scintigraphie) et d’apprécier l’état de santé du patient notamment son état cardiaque, rénal et respiratoire.
Concertation pluridisciplinaire et programme de soins personnalisé
Chaque cas est ensuite discuté au cours d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), après accord du patient, pour proposer le traitement le plus adapté à la situation. Monsieur le Docteur Jean-Louis JOUVE, oncologue digestif, est le responsable de la RCP des cancers digestifs.
Cette réunion hebdomadaire rassemble tous les spécialistes impliqués dans la prise en charge de ces cancers : oncologues digestifs, chirurgiens, radiologues, radiothérapeutes, anatomopathologistes, onco-gériatres.
Un Programme Personnalisé de Soins (PPS) est ensuite proposé au patient par le médecin spécialiste qui le prend en charge.
Les patients atteints de tumeur neuroendocrine sont aussi présentés à la RCP des tumeurs rares RENATEN qui a lieu une fois par mois (médecins responsables : Pr LEPAGE et Dr GOUDET) en visioconférence avec le CHU de Besançon.
Grâce au Service des Urgences et au fonctionnement continu du bloc opératoire, des services de réanimation et du service de radiologie, le CHU Dijon Bourgogne prend en charge les urgences des patients présentant un cancer digestif, 24h/ 24.
Les patients atteints de cancers digestifs sont pris en charge par :
- Le service de chirurgie digestive, cancérologique, générale et d’urgence pour la réalisation des interventions chirurgicales et la prise en charge pré et post-opératoire ;
- Le service d’hépato-gastro entérologie pour la réalisation des chimiothérapies et thérapies ciblées.
Au-delà des soins prodigués par les équipes médicales et paramédicales en quête permanente d’excellence, les patients pris en charge peuvent bénéficier tout au long de leur traitement, selon leurs souhaits et leurs besoins, de soins de support adaptés (prise en charge psychologique, nutritionnelle, de la douleur, activités physiques adaptées, etc.).
Chaque année, le CHU Dijon Bourgogne est classé parmi les 10 premiers hôpitaux de France pour la prise en charge des cancers digestifs.
Des thérapeutiques de pointe au service des patients
Le CHU Dijon Bourgogne est le seul établissement à permettre l’accès à des thérapeutiques de pointe dans la région, grâce à son plateau technique et chirurgical :
- La chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale (CHIP) est réalisée par les chirurgiens digestifs et peut être proposée dans certains cas de carcinose péritonéale. Elle consiste à injecter la chimiothérapie dans le ventre, directement au contact des organes abdominaux, dans un liquide chauffé à 42 degrés, après avoir enlevé les lésions tumorales visibles ;
- La radiologie interventionnelle permet de faire, sous contrôle radiologique, des traitements locaux tels que la radiofréquence, la chimio embolisation et la radio embolisation ;
- L’endoscopie interventionnelle est réalisée par les gastro-entérologues, elle permet la pose de prothèses dans le tube digestif (œsophage, estomac, duodénum, côlon et rectum) et dans les voies biliaires pour rétablir le fonctionnement digestif. Ces gestes contribuent au confort du malade et permettent la poursuite des traitements anti-cancéreux dans de meilleures conditions.
Demande de renseignements, de rendez-vous ou d’avis médical
Vous pouvez consulter la page dédiée au service de Chirurgie digestive, cancérologique, générale, endocrinienne et d'urgence du CHU Dijon Bourgogne en cliquant ICI.
Prise en charge des cancers de la peau au CHU Dijon Bourgogne
Les cancers pris en charge par les équipes spécialisées du CHU Dijon Bourgogne sont les suivants :
- Les carcinomes, qui représentent la grande majorité.
- les basocellulaires, les plus fréquents qui ont une évolution lente,
- les épidermoïdes cutanés à développement rapide.
- Le mélanome qui se développe à partir des mélanocytes, cellules de la peau qui fabriquent le pigment du bronzage, la mélanine. Il semble lié à des coups de soleil importants dans l’enfance et l’adolescence et aux expositions en cabine de bronzage artificiel. C’est un cancer plus rare, mais plus grave en raison de son aptitude, par rapport aux carcinomes cutanés, à envahir les tissus au-delà de la peau (les muscles, les ganglions) et à donner des métastases dans les organes distants (les poumons, le foie, le cerveau…). Il est au 9ème rang des cancers tous sexes confondus. Dans les pays occidentaux, la fréquence des mélanomes est multipliée par deux tous les dix ans depuis 50 ans. En 30 ans, le nombre annuel de décès par mélanome a été multiplié par deux. Cette très forte augmentation a conduit à la mise en place d'importantes campagnes de prévention solaire dans la plupart des pays. Il y a en France plus de 10.000 nouveaux cas par an. Près de la moitié des mélanomes concerne aujourd'hui des personnes de plus de 50 ans, mais la situation est en train d’évoluer. Le mélanome est exceptionnel avant l'âge de 15 ans. Depuis 2011, les thérapies ciblées et l’immunothérapie ont transformé la prise en charge des mélanomes métastatiques.
- Les lymphomes cutanés. Un lymphome est un cancer du système lymphatique, le principal élément du système immunitaire de l’organisme. Contrairement à la plupart des autres types de lymphomes qui débutent dans les ganglions lymphatiques, les lymphomes cutanés se développent principalement dans la peau. Les lymphomes cutanés sont des maladies plutôt rares (650 nouveaux cas par an en France). La plupart des lymphomes cutanés est indolent, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas agressifs et qu’ils ont une croissance lente. Ils évoluent sur plusieurs années et s’apparentent à une maladie chronique. L’évolution de la maladie dépend du type de lymphome cutané, du stade au moment du diagnostic et des éventuelles autres pathologies présentes.
- Les tumeurs rares, telles que le carcinome de Merkel ou les tumeurs neuroendocrines de la peau sont quant à elles en augmentation et présentent un haut risque de métastases.
Ils se développent à partir des kératinocytes, cellules constituant 90% de l’épiderme. Ils se rencontrent chez les personnes exposées de façon chronique au soleil. On distingue :
Le Service de Dermatologie du CHU Dijon est le service référent de la Bourgogne pour toute la Cancérologie cutanée.
Concertation pluridisciplinaire et programme de soins personnalisé
Si un cancer cutané peut être suspecté par le dermatologue selon son aspect (clinique et dermoscopique), le diagnostic de certitude repose sur l'examen au microscope d'un prélèvement de la lésion (exérèse).
Une fois le cancer diagnostiqué, en fonction du type de cancer, d’autres examens peuvent être nécessaires pour déterminer l’extension de la maladie (échographie, scanner, TEP) et apprécier l’état de santé du patient, notamment son état cardiaque, rénal et respiratoire.
Chaque cas est ensuite discuté au cours d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), après accord du patient, pour proposer le traitement le plus adapté à la situation. Madame le Docteur Sophie DALAC-RAT, oncodermatologue, est la responsable de la RCP des cancers cutanés.
Cette réunion hebdomadaire rassemble tous les spécialistes impliqués dans la prise en charge de ces cancers : oncodermatologues, radiothérapeutes, chirurgiens maxillo-faciaux, anatomopathologistes.
Un Programme Personnalisé de Soins (PPS) est ensuite proposé au patient par le médecin spécialiste qui le prend en charge. Les consultations d’annonce se déroulent en présence d’une infirmière de coordination en cancérologie qui accompagnera le patient dans son parcours de soins.
La chirurgie des cancers cutanés est réalisée par les dermatologues et les chirurgiens maxillo-faciaux et plasticiens.
Le service de Dermatologie du CHU Dijon Bourgogne prend en charge les patients atteints de cancers cutanés pour l’administration des traitements anticancéreux (chimiothérapies, thérapies ciblées et immunothérapie) et la gestion des complications de ces traitements.
Au-delà des soins prodigués par les équipes médicales et paramédicales expertes, les patients pris en charge peuvent bénéficier tout au long de leur traitement, selon leurs souhaits et leurs besoins, de soins de support adaptés (prise en charge psychologique, nutritionnelle, de la douleur, activités physiques adaptées, etc.).
Expertise et recherche en Oncodermatologie
Les domaines d’expertise déployés au sein du CHU Dijon Bourgogne, au bénéfice direct des patients pris en charge, sont les suivants :
- Le service de Dermatologie fait partie du Groupe de Cancérologie Cutanée (GCC) de la Société Française de Dermatologie (SFD) ;
- Il fait partie du réseau national de référence des cancers cutanés rares, CARADERM, labellisé par l’Institut National du Cancer (INCa) sous la coordination des Docteures Sophie DALAC-RAT et Géraldine JEUDY ;
- Il est reconnu Centre de Compétence au sein du Groupe Français d’Etude des Lymphomes Cutanés (GFLEC) – Médecins référents Dr Sophie DALAC-RAT, Oncodermatologue, et Dr Marie-Hélène LORTON, Pathologiste.
En quête permanente d’excellence, les équipes du CHU Dijon Bourgogne s’impliquent dans la recherche en Oncodermatologie :
- Recherche clinique : participation et initiation de nombreux essais cliniques permettant de proposer à un maximum de patients des traitements ou des stratégies innovant(e)s ;
- Recherche épidémiologique : le Service de Dermatologie est en lien avec les bases nationales collaboratives sur le mélanome : MELBASE et CeNGEPS-GMF Mel (Groupe Multidisciplinaire français du Mélanome cutané).
Demande de renseignements, de rendez-vous ou d’avis médical
Vous pouvez accéder à la page dédiée au service de Dermatologie du CHU Dijon Bourgogne en cliquant ICI.
Prise en charge des cancers gynécologiques au CHU Dijon Bourgogne
Les équipes médicales et paramédicales du CHU Dijon Bourgogne prennent en charge les patientes atteintes des cancers gynécologiques suivants :
- Ovaire : le service prend en charge les cancers de l’ovaire, et de façon plus globale, les masses pelviennes suspectes. La coelioscopie permet une approche diagnostique qui ne retarde pas la réalisation du projet thérapeutique. Le service est validé pour la réalisation de chimiothérapie intra péritonéale (protocole Chipor). La polyvalence des chirurgiens et la proximité de la réanimation chirurgicale permettent la réalisation de chirurgies larges et complètes.
Médecins référents : Pr S. DOUVIER, Dr L. FILIPUZZI, Dr J.M. ROUSSELET
Prise en charge et avis : pour tout renseignement : 03.80.29.32.20 - Col de l’utérus : le Service est référent en colposcopie et pathologie cervico-vaginale. Il dispose de 10 colposcopes en consultations et d’un colposcope au bloc opératoire. L’unité de colposcopie est référente régionale. Le Service réalise la technique du ganglion sentinelle dans l’exploration des cancers du col utérin. La chirurgie se fait le plus souvent par voie coelioscopique, avec ou sans assistance robotique.
Médecins référents : Pr S. DOUVIER, Dr L. FILIPUZZI, Dr J.M. ROUSSELET
Prise en charge et avis : pour tout renseignement : 03.80.29.32.20 - Cancer de l’endomètre : le Pôle dispose d’un plateau technique d’exploration par imagerie échographie - doppler 2D et 3D référent. Le plateau technique de coelioscopie et de chirurgie robotique permet la prise en charge par voie coeliscopique de nombreux cancers de l’endomètre, avec ou sans assistance robotique. Le Service est équipé de matériel spécifique pour la prise en charge des patientes en situation d’obésité (situation fréquente dans ce type de cancer).
Médecins référents : Pr S. DOUVIER, Dr L. FILIPUZZI, Dr J.M. ROUSSELET
Prise en charge et avis : pour tout renseignement : 03.80.29.32.20 - Cancer de la vulve et mélanome vulvaire : l’Unité de Cancérologie Gynécologique pelvienne travaille en collaboration avec la Dermatologie et la Chirurgie plastique pour la prise en charge des cancers vulvaires. Une consultation de suivi des lésions précancéreuses vulvaires existe, tant en Dermatologie qu’en Gynécologie.
Médecins référents : Pr S. DOUVIER, Dr L. FILIPUZZI
Prise en charge et avis : pour tout renseignement : 03.80.29.32.20 - Maladies trophoblastiques : môle hydatiforme, choriocarcinome, tumeur trophoblastique : le Service est référent régional et déclare ses cas au centre national de Lyon (Pr GOLFIER)
Médecins référents : Pr S. DOUVIER, Dr L. FILIPUZZI
Prise en charge et avis : pour tout renseignement : 03.80.29.32.20 - Cancer et grossesse : grâce à sa Maternité de niveau III (la seule au niveau régional), le Pôle peut prendre en charge le problème spécifique des cancers en cours de grossesse.
Médecins référents : Pr S. DOUVIER, Dr T. ROUSSEAU
Prise en charge et avis : pour tout renseignement : 03.80.29.38.52 - Cancer et préservation de la fertilité : avant tout traitement contre le cancer à risque sur la fertilité, en particulier chez les femmes jeunes, une préservation de la fertilité peut être proposée. Le Pôle est référent régional pour ce type de prise en charge.
Médecin référent : Pr P. FAUQUE
Pour tout renseignement : 03.80.29.38.52
Equipe de prise en charge
- Médecins : Pr S. DOUVIER, Dr L. FILIPUZZI, Dr J.M. ROUSSELET
- Cadre santé : M. GUILLEMAUD - Tél : 03.80.29.36.97
- Oncopsychologue : Mme M.L. BALAS
- Infirmière d’annonce : M. GUILLEMAUD
- Secrétariat : 03.80.29.32.20
L’activité de Cancérologie gynécologique est localisée au sein du Pôle de Gynécologie, Obstétrique et de Biologie de la Reproduction (GOBR), lui-même situé à la Maternité de l'Hôpital François Mitterrand : 14 rue Paul Gaffarel – BP 77908 21079 Dijon cedex
L’accueil médico-administratif est assuré dans le Hall central situé à l’entrée de la Maternité.
Son Unité d’hospitalisation est située au 3ème étage, au sein du Service de Chirurgie Gynécologique et Oncologique (Pr S Douvier).
Des collaborations performantes au bénéfice des patientes
Le service travaille en étroite collaboration avec la Fédération de Cancérologie de l’établissement et avec l’unité d’Oncologie médicale. Il s’intègre par ailleurs au sein du réseau de soin bourguignon, en particulier celui de la cancérologie pelvienne gynécologique, grâce au Réseau Périnatal de Bourgogne.
Au sein du pôle, le service dispose d’un plateau technique composé de :
- salles d’opérations dédiées ;
- salle d’endoscopie permettant une chirurgie coelioscopique de haut niveau ;
- possibilités de vidéo transmission et de simulation pour le perfectionnement des jeunes opérateurs en formation.
Au sein du CHU Dijon Bourgogne, le service a par ailleurs développé des collaborations opérationnelles avec :
- les blocs centraux et le robot chirurgical (une vacation par semaine) ;
- le service d’Urologie et de Chirurgie digestive ;
- la réanimation chirurgicale ;
- l’unité de chimiothérapie ambulatoire ;
- l’unité de radiologie (scanner, IRM) et de radiologie interventionnelle (embolisation) ;
- et possibilité de CHIP (chimiothérapie intra péritonéale plus ou moins hyperthermie) dans la prise en charge des cancers de l’ovaire.
Points forts faisant du CHU Dijon Bourgogne un établissement de référence dans la prise en charge des cancers gynécologiques
Au-delà du haut niveau de compétences et d’engagement de ses équipes médicales et paramédicales, le service bénéficie de :
- la polyvalence chirurgicale associée à un plateau technique complet qui permet la prise en charge optimale des cancers gynécologiques ;
- la proximité, au sein du pôle, avec le service de Biologie de la reproduction qui permet de proposer la conservation de la fertilité lors de la gestion des cancers chez les femmes jeunes et ainsi d’offrir une prise en charge globale et individualisée ;
- la proximité, au sein du pôle, avec le service d’Obstétrique permet la prise en charge des cancers survenant au cours de la grossesse.
La Fédération d’Oncologie Thoracique du CHU Dijon Bourgogne : un maillon essentiel pour une prise en charge efficiente du cancer du poumon
Le CHU Dijon Bourgogne est un acteur majeur de la Cancérologie en Bourgogne, avec plusieurs milliers de patients pris en charge chaque année. Dans le cadre du Plan Cancer, le Ministère de la Santé et l’Agence Régionale d’Hospitalisation en ont fait le Centre de référence régional.
Le CHU Dijon Bourgogne est le seul établissement de la région à pouvoir proposer aux patients les différentes étapes de la prise en charge du cancer du poumon, du diagnostic aux différents traitements comme la chirurgie et la chimiothérapie (à l’exception des traitements par radiothérapie qui sont réalisés dans d’autres établissements de la région : Centre Georges-François Leclerc, Centre de radiothérapie du Parc à Dijon, Clinique Sainte-Marie à Chalon-sur-Saône, Hôpital d’Auxerre et Clinique de Nevers).
La Fédération d’Oncologie Thoracique coordonne, au sein du CHU, la prise en charge des patients atteints d’un cancer du poumon ou de la plèvre. Elle regroupe au sein du pôle Cœur Poumons Vaisseaux, les services de Pneumologie et de Soins intensifs respiratoires, l’unité de bronchoscopie diagnostique et interventionnelle, le laboratoire d’explorations fonctionnelles respiratoires, le service de Chirurgie cardiovasculaire et thoracique et le service d’Hospitalisation de Semaine Cardio-Pneumologie (HSCP).
La Fédération d’Oncologie Thoracique permet de mieux identifier les équipes médicales au sein même de l’établissement et de rendre plus lisible cette importante activité vis-à-vis des Médecins généralistes et des différents Spécialistes privés et publics exerçant dans la région bourguignonne. Pour cela, différents outils de communication sont mis à la disposition à la fois des médecins et des patients.
La Fédération d’Oncologie Thoracique contribue à optimiser la prise des rendez-vous des différents examens et à démarrer les différents traitements dans les délais les plus brefs possibles.
Des infirmières de coordination et d’information sont disponibles dès qu’un patient et sa famille le souhaitent, afin d'apporter des informations sur les différents traitements qui vont être proposés. Le patient peut par ailleurs être accompagné, à tout moment, par une psychologue, une diététicienne ou une assistante sociale.
La Fédération d’Oncologie Thoracique est l’interface avec d’autres services du CHU impliqués dans la prise en charge des cancers du thorax, comme le service d’anatomie pathologique, la plateforme de biologie moléculaire bourguignonne, le département de radiologie (imagerie, interventionnel, neuroradiologie), le centre de coordination en cancérologie (3C), l’Addictologie, l’Institut de Médecine du travail et des pathologies professionnelles, la Direction de la Recherche Clinique et le service de soins palliatifs du CHU (la Mirandière).
La Fédération d’Oncologie Thoracique est par ailleurs l’interlocuteur des autres établissements de la région traitant des cancers thoraciques qu’ils soient privés ou publics. Elle travaille en partenariat avec le CHU de Besançon dans le cadre de la recherche biomédicale et de l’élaboration de référentiels pour la prise en charge et les traitements des cancers thoraciques.
La prise en charge
La prise en charge des cancers de l’enfant et de l’adolescent s’articule autour du diagnostic et du traitement des tumeurs solides et hématologiques. Dans la quête de guérison, une prise en charge globale est proposée, la qualité de vie de l’enfant et de sa famille étant au cœur des attentions des équipes durant tout le traitement.
Le CHU Dijon Bourgogne porte les missions suivantes :
- Prise en charge des patients atteints de tout cancer (hématologique et tumeur solide) d’âge pédiatrique (0 à 18 ans), et de certains adultes jeunes présentant une tumeur solide de type pédiatrique,
- Prise en charge de patients pédiatriques présentant des pathologies proches, nécessitant une offre de soins techniques et relationnels proches (aplasie médullaire, déficit immunitaire…),
- Animation d’un réseau régional de soins en cancérologie pédiatrique,
- Formation dans ces domaines.
Concertation pluridisciplinaire et collaborations renforcées au bénéfice des jeunes patients
- Participation et présentation systématique de tous les patients en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) inter-régionale du Grand-Est (Besançon, Dijon, Nancy, Reims, Strasbourg), conformément aux règles mises en place par l’INCa,
- Présentation des dossiers complexes en RCP nationale de recours, autant que de besoin. (La décision de présenter lesdits dossiers au niveau national est prise en RCP régionale),
- Présentation systématique des dossiers de radiothérapie à la RCP nationale de radiothérapie pédiatrique, par l’équipe de radiothérapie du Centre Georges-François Leclerc,
- Les filières de soins sont organisées dans l’inter-région : les patients peuvent être transférés ponctuellement pour des soins spécifiques dans le Service le plus adapté,
- Les deuxièmes avis sont favorisés à chaque demande.
Concrètement, comment se passe la prise en charge ?
- Hospitalisation en chambre parent-enfant, y compris dans les chambres d’isolement en flux laminaire,
- Gestion de l’environnement conformément à la circulaire de soins en Cancérologie pédiatrique (accueil des familles, lieux de vie des familles, lieux de vie des enfants, prise en charge des adolescents, de la fratrie, lien avec les associations, etc.),
- Lien fort avec l’association de parents "Coup d’pouce" (soutien financier, activités des enfants et familles, présence hebdomadaire dans le service en soutien aux familles),
- Systématisation de la prise en charge par une assistante de service social et une psychologue,
- Prise en charge curative et palliative (le cas échéant, lien privilégié avec l’équipe ressource régionale de soins palliatifs pédiatriques).
Des Associations pour soutenir les familles et les professionnels de santé
Plusieurs associations apportent leur soutien aux familles et aux professionnels de santé qui exercent dans l’Unité. « Coup d’pouce » est largement majoritaire dans ses actions, avec outre l’aspect financier, une aide importante apportée sous forme de témoignages et d’accompagnement par des membres spécialement formés (intervention de JALMAV, d’une Docteure en psychologie, etc.).
La recherche sur les cancers de l’enfant et de l’adolescent
Ayant toujours à cœur de prodiguer aux jeunes patients une prise en charge de haute qualité, les équipes spécialisées du CHU Dijon Bourgogne participe aux essais cliniques validés par la Société Française de lutte contre les Cancers et les leucémies de l'Enfant et de l'adolescent (SFCE). Un lien privilégié uni l’association « enfants et santé » et la FSCE (financement de la recherche, etc.).
Concertation pluridisciplinaire et coopérations médicales fortes au bénéfice des patients
La prise en charge des cancers urologiques est réalisée de façon pluridisciplinaire entre :
- le service d’Urologie du CHU Dijon Bourgogne,
- le service de Radiologie du CHU,
- le service d'Anatomopathologie du CHU,
- le département d'Anesthésie du CHU,
- le service de Médecine nucléaire CHU- CGFL (Centre Georges-François Leclerc).
La radiothérapie des cancers urologiques est réalisée par le service de Radiothérapie du CGFL.
La chimiothérapie des cancers urologiques est réalisée par le service d'Urologie du CHU et par le département d'oncologie médicale du CGFL.
Tous les dossiers sont présentés en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) de Cancérologie urologique, qui se tient chaque semaine au CHU.
Le service d'Urologie pratique la chirurgie carcinologique classique, cœlioscopique et robot assistée.
Tous les cancers urologiques sont pris en charge : rein, vessie, prostate, testicule, verge, etc.
Prise de rendez-vous et avis médical
Vous pouvez accéder à la page dédiée au service d'Urologie en cliquant ICI.
Informations sur les cancers urologiques
Prise en charge des cancers de la tête et du cou au CHU Dijon Bourgogne
Les cancers de la tête et du cou peuvent être de localisations et de natures diverses. Les cancers pris en charge au CHU Dijon Bourgogne sont les suivants :
- cancers de la cavité orale (langue, gencives, plancher buccal) : services d'ORL et Chirurgie Maxillo-Faciale ;
- cancers du pharynx (amygdales, de la luette, cavum), de l’hypopharynx, de la glotte (cordes vocales), larynx : Service d'ORL ;
- cancers des lèvres : service de Chirurgie Maxillo-Faciale ;
- cancers des fosses nasales et des sinus : service d'ORL ;
- cancers de la peau et ses annexes (en association avec le Service de Dermatologie) avec un dispositif permettant la réalisation des ganglions sentinelles dans les mélanomes (en pointe dans ce domaine) : service de Chirurgie Maxillo-Faciale ;
- cancers des glandes salivaires (parotide, sous-mandibulaire, sublingual) : services de Chirurgie Maxillo-Faciale et ORL
- cancers de la thyroïde : service d'ORL ;
- cancers des tissus mous (sarcomes, Darrier-Ferrand) et tissus durs (ostéosarcomes des mâchoires) : service de Chirurgie Maxillo-Faciale.
Les cancers de la tête et du cou sont pris en charge par les équipes de deux services du CHU Dijon Bourgogne qui appartiennent tous deux au Pôle Neurosciences :
- le service d’ORL et de Chirurgie Cervico-Faciale ;
- le service de Chirurgie Maxillo-Faciale, Chirurgie Plastique Reconstructrice Esthétique et Chirurgie de la Main.
Concertation pluridisciplinaire et programme de soins personnalisé
Le dossier de chaque patient atteint d’un cancer est présenté à une réunion pluridisciplinaire rassemblant chirurgiens, radiothérapeutes, chimiothérapeutes, radiologues, odontologistes, infirmière de coordination, diététicienne au cours de laquelle le traitement est décidé.
Le CHU dispose d’un plateau technique permettant, après exérèse de cancers, les reconstructions des plus simples aux plus complexes (chirurgie mini-invasive par endoscopie, robot Da Vinci, assistance par ordinateur, imprimante 3-D, microchirurgie).
Les cas de reconstruction complexes se font par coopération entre deux services (ORL, Chirurgie Maxillo-Faciale) dans le même temps opératoire.
Organisation des consultations et prise de rendez-vous
Les consultations de cancérologie ont lieu tous les jours.
Vous pouvez accéder aux pages dédiées aux services en cliquant sur les liens suivants :
Service d’ORL et de Chirurgie Cervico-Faciale
Type d'hospitalisation proposé :
En fonction de leur importance, les interventions peuvent se faire :
• en acte externe (sans hospitalisation) ;
• en hospitalisation ambulatoire (quelques heures) ;
• en hospitalisation complète (de quelques jours à plusieurs semaines)
Pour tout renseignement : 03.80.29.37.06 - Fax : 03.80.29.51.60
L'accueil médico-administratif des patients est assuré au guichet situé au rez-de-chaussée de l'Hôpital François MITTERRAND - Hall C. Le Service d’hospitalisation se situe au 1er étage - Hall C à l’Unité de Chirurgie Polyvalente (UPOC) qui est ouverte 24 h/24.
Cadre d’hospitalisation : Madame Brigitte PARRIAUD
Cancers du sang : une prise en charge experte et personnalisée
Au CHU Dijon Bourgogne, les patients atteints de cancers du sang bénéficient d’une prise en charge globale, alliant expertise médicale, innovation thérapeutique et accompagnement humain, au plus près des besoins de chacun. L’établissement est centre de recours pour les situations complexes à l’échelle du territoire.
Comprendre les cancers du sang
Les cancers hématologiques, aussi appelés cancers du sang, regroupent un ensemble de pathologies qui affecte la fabrication ou le fonctionnement des cellules du sang.
En France, les pathologies les plus fréquentes sont les lymphomes (hodgkiniens ou non hodgkiniens), les leucémies (aiguës ou chroniques) et les myélomes.
Parmi les pathologies hématologiques moins fréquentes figurent les amyloses et les dysglobulinémies, ainsi que les néoplasies myéloprolifératives et myélodysplasiques.
Ces pathologies présentent des évolutions très variables, certaines nécessitant une prise en charge rapide, d’autres s’inscrivant dans un suivi au long cours. Elles peuvent survenir à tout âge, la majorité apparaissant chez les personnes âgées. Pour autant, certaines pathologies ont une prévalence chez les enfants et les jeunes adultes.
Au CHU Dijon Bourgogne, les maladies hématologiques non cancéreuses sont prises en charge dans les services de Médecine 1 et Médecine 2. Les troubles de la coagulation (hémophilie, maladie de Willebrand, déficit rare des facteurs de coagulation, thrombopathies, etc.) sont quant à eux pris en charge au sein d’une filière spécialisée du Centre de Ressources et de Compétences des Maladies Hémorragiques Rares (CRC-MHR).
🔎 À retenir
Le CHU Dijon Bourgogne prend en charge l’ensemble des cancers du sang, avec une expertise reconnue sur le territoire, du diagnostic au suivi.
Des symptômes parfois discrets
Les symptômes peuvent être soit aigus, soit discrets, progressifs, variés ou non spécifiques, ce qui explique que le diagnostic soit parfois posé tardivement. Ils peuvent inclure, selon les pathologies :
- une fatigue inhabituelle ou persistante,
- des infections répétées,
- de la fièvre, des sueurs nocturnes,
- une perte de poids inexpliquée,
- des ganglions augmentés de volume,
- des saignements ou des hématomes inhabituels.
La présence de ces signes ne signifie pas nécessairement un cancer, mais elle justifie un avis médical.
Un diagnostic précis et spécialisé
Au CHU Dijon Bourgogne, le diagnostic repose sur une évaluation complète et spécialisée, associant :
- des analyses sanguines et immunologiques approfondies,
- des tests génétiques (cytogénétique, biologie moléculaire),
- un myélogramme ou une biopsie de moelle osseuse,
- une biopsie tissulaire, en partie ganglionnaire,
- des examens d’imagerie (scanner, IRM, TEP-scan).
Ces examens permettent d’identifier précisément la pathologie et d’en définir les caractéristiques, indispensables pour proposer une prise en charge adaptée et individualisée.
🔎 À retenir
Un diagnostic précis et rapide est essentiel : le CHU dispose d’un plateau technique complet permettant d’identifier chaque pathologie et d’adapter les traitements.
Une décision médicale qui prend en compte chaque patient
Chaque patient bénéficie d’une stratégie définie en réunion de concertation pluriprofessionnelle (RCP).
Les décisions thérapeutiques reposent sur l’analyse médicale, renforcée par la diversité des expertises, mais aussi sur la connaissance du patient, de son état général, de ses attentes et priorités.
Cette approche permet d’adapter les traitements au plus près de chaque situation.
Les traitements en hématologie peuvent inclure :
- la chimiothérapie, en hospitalisation conventionnelle, en hôpital de jour ou en hospitalisation à domicile (HAD),
- l’immunothérapie et les thérapies ciblées, qui permettent d’agir plus spécifiquement sur les cellules cancéreuses,
- les thérapies cellulaires innovantes d’immunothérapies par cellules CAR-T, qui représentent une avancée majeure dans la prise en charge de certaines hémopathies malignes, telles que les leucémies aiguës lymphoblastiques, les lymphomes et les myélomes,
- l’autogreffe de moelle osseuse,
- les transfusions sanguines.
Les traitements sont administrés selon des protocoles rigoureux garantissant sécurité et qualité des soins.
Une organisation complète
Le service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne dispose :
- d’une structure de consultation,
- d’une unité d’hospitalisation conventionnelle dotée d’un secteur de soins intensifs en atmosphère protégée et d’un secteur de surveillance continue,
- d’un hôpital de jour,
- d’une structure d’hospitalisation à domicile,
- et d’une unité de recherche clinique.
L’ensemble des étapes de la prise en charge des cancers hématologiques est possible au CHU Dijon Bourgogne, du diagnostic jusqu’au suivi.
L’équipe du service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne se compose de médecins spécialisés en hématologie ou en onco-hématologie, qui offrent aux patients une prise en charge qualifiée et expérimentée.
L'équipe médicale est complétée par des pharmaciens cliniciens spécialisés, qui interviennent directement auprès des patients pour les accompagner, à chaque étape de leur parcours, dans la compréhension et l'observance aux traitements, la gestion des effets secondaires, la prévention des interactions médicamenteuses… les pharmaciens cliniciens sont par ailleurs un trait d’union entre l’hôpital et les pharmacies de ville qui assurent la délivrance des médicaments.
L’équipe paramédicale est quant à elle composée :
- de cadres de santé,
- d’infirmières et infirmiers diplômés d’état expérimentés et spécialisés en hématologie,
- d’aides-soignants,
- d’une onco-esthéticienne,
- d’un intervenant en activité physique avancée,
- d’une psychologue,
- d’une assistante sociale
- d’une équipe de secrétaires médicales chevronnées.
Enfin, l’unité de recherche clinique, qui accompagne tous les patients inclus dans les essais cliniques, se compose d’attachés de recherche clinique et d’infirmières de recherche, articulés autour d’une coordinatrice.
Quelle que soit leur expertise, les équipes d’Hématologie du CHU Dijon Bourgogne partagent une forte culture de collaboration et d’engagement au service des patients.
Une prise en charge humaine
Les prises en charge en hématologie peuvent induire des temps d’hospitalisation assez longs, ou des prises en charge en ambulatoire répétitives. Cette continuité permet aux équipes de développer une connaissance fine de chaque patient et d’adapter l’accompagnement au fil du temps.
Une relation de confiance essentielle dans le parcours de soins.
Un accompagnement au cœur du parcours :
Chaque patient est suivi par :
- un hématologue référent,
- une équipe paramédicale spécialisée et disponible.
🔎 À retenir
Chaque patient bénéficie d’une prise en charge personnalisée, définie en équipe pluridisciplinaire, avec accès à des traitements innovants.
Une relation de confiance inscrite dans la durée
Parce que la maladie et les traitements peuvent avoir un impact important sur le confort et la qualité de vie, les équipes d’Hématologie du CHU Dijon Bourgogne s’attachent à offrir à chaque patient une prise en charge globale et individualisée, intégrant des soins de support adaptés à leurs besoins.
En hématologie, cela peut inclure :
- un accompagnement psychologique,
- une prise en charge de la douleur et de la fatigue,
- un suivi nutritionnel dans le cadre d’une collaboration avec l’unité transversale de nutrition,
- un accompagnement social,
- un suivi par une coach sportive lors des phases d’hospitalisation conventionnelle,
- des séances avec une onco-esthéticienne qui prodigue des soins et des conseils dermatologiques,
- une prévention et une prise en charge du risque infectieux, en étroite coopération avec le service des maladies infectieuses de l’établissement,
- l’accès à des séances d’hypnose ou d’acupuncture,
- un support en soins palliatifs, en lien avec l’unité mobile de soins palliatifs, qui prodigue aux professionnels du service son expertise pour une prise en charge adaptée des patients et l’accompagnement des familles et aidants.
Ces soins et accompagnements s’inscrivent en complément des traitements spécifiques et s’intègrent aux différentes étapes du parcours de soins. Ils sont proposés et demeurent au libre choix des patients.
Des ateliers peuvent aussi être proposés (art thérapie, création de bijoux…) autant de parenthèses qui permettent de s’évader du quotidien, et de créer du lien avec d’autres patients.
🔎 À retenir
Une attention particulière est portée à la qualité de vie, avec des soins de support adaptés à chaque étape du parcours.
Une recherche au service des patients
- Des équipes engagées :
Le service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne développe une activité de recherche dynamique, articulant recherche clinique, recherche translationnelle et innovation biologique, avec pour enjeu d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cancers du sang, en leur proposant une médecine innovante.
- Un accès direct aux avancées thérapeutiques :
L’implication des équipes du CHU dans les principaux groupes coopérateurs nationaux permet :
- l’accès à des protocoles thérapeutiques innovants,
- l’inclusion des patients dans des essais cliniques multicentriques de référence,
- une contribution active à l’évolution des standards de prise en charge au niveau national et international.
Les patients peuvent ainsi bénéficier d’innovations dès leur mise à disposition.
Centre labellisé CLIP² : l’excellence en essais cliniques précoces
Le CHU Dijon Bourgogne est labellisé CLIP² (Centre Labellisé INCa de Phases Précoces) en Hématologie par l’Institut national du cancer.
Cette reconnaissance atteste de l’expertise du service dans la conduite d’essais cliniques de phases précoces (phases I et II), destinés à évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques chez des patients pour lesquels les options standards peuvent être limitées.
Elle offre un accès précoce et sécurisé à l’innovation thérapeutique, au sein d’un cadre structuré et hautement spécialisé.
Une collaboration étroite avec le CIC (Centre d’Investigation Clinique) du CHU a été mise en place pour la conduite experte des essais de phases précoces, ce qui concourt à offrir des options thérapeutiques innovantes pour des situations souvent complexes et hors ressources thérapeutiques conventionnelles.
- Des axes de recherche porteurs d’espoir :
L’activité de recherche du Service s’appuie sur une forte collaboration avec le laboratoire INSERM de Dijon, incluant une équipe dédiée à l’hématologie.
Cette interaction étroite entre cliniciens et chercheurs favorise :
- la compréhension des mécanismes biologiques des hémopathies,
- le développement de projets de recherche translationnelle,
- le transfert rapide des découvertes scientifiques vers la pratique clinique.
L’ADN tumoral circulant : vers une médecine de précision en hématologie
Parmi les axes de recherche développés, le service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne s’intéresse notamment à l’étude de l’ADN tumoral circulant, une approche innovante de biopsie liquide offrant un meilleur suivi de l’efficacité, au bénéfice des patients.
L’analyse de l’ADN circulant permet :
- un suivi plus fin de la maladie,
- la détection précoce de la réponse ou de la rechute,
- une adaptation plus personnalisée des stratégies thérapeutiques,
- un accès facile, par simple prise de sang, et donc non invasif pour les patients.
Ces travaux s’inscrivent pleinement dans une démarche de médecine de précision, au bénéfice direct des patients.
🔎 À retenir
La recherche en hématologie permet aux patients d’accéder à des traitements innovants et contribue à faire évoluer les standards de prise en charge.
Innovations thérapeutiques
- Traitements par cellules CAR-T : l’innovation au service du patient
Le saviez-vous ? Les cellules CAR-T (Chimeric Antigen Receptor T-cells) sont des lymphocytes T prélevés chez le patient, modifiés génétiquement en laboratoire afin de reconnaître et détruire spécifiquement les cellules tumorales, puis réinjectés au patient. En d’autres termes, les cellules ainsi réinjectées sont « armées » pour assurer un véritable « travail de nettoyage ciblé ».
Elles représentent une avancée majeure dans la prise en charge de certains cancers hématologiques réfractaires (leucémies, lymphomes, myélomes).
Accrédité depuis 2019, le CHU Dijon Bourgogne développe une expertise reconnue dans ces thérapies innovantes, reposant sur une organisation rigoureuse et une collaboration pluridisciplinaire étroite entre les équipes médicales, pharmaceutiques, biologiques et de soins.
Les équipes du service d’Hématologie clinique peuvent notamment compter sur l’expertise et l’engagement des équipes de la Plateforme de Biologie Hospitalo-Universitaire (PBHU) qui ont déployé une organisation efficiente avec un suivi spécialisé des cellules CAR-T tout au long de la prise en charge des patients.
Au-delà de la thérapie, le monitoring mis en place pour ces patients permet un précieux suivi d’efficacité.
- Autogreffes : consolidation thérapeutique
Le service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne réalise des autogreffes de cellules souches hématopoïétiques, principalement pour des patients atteints de myélome multiple ou de lymphomes.
Ces procédures permettent de consolider la réponse après traitement chimiothérapique intensif, avec une prise en charge complète incluant :
- collecte et traitement des cellules souches,
- conditionnement adapté,
- suivi post-greffe pour optimiser sécurité et efficacité.
Cette expertise s’inscrit dans le cadre des protocoles nationaux et internationaux, garantissant l’accès à des traitements de pointe.
- Allogreffes : filière commune avec le CHU de Besançon
Le CHU Dijon Bourgogne et le CHU de Besançon travaillent en filière commune pour les allogreffes de cellules souches hématopoïétiques, permettant :
- un partage d’expertise et de ressources,
- une optimisation de la sélection des donneurs,
- une prise en charge multidisciplinaire sécurisée.
Cette collaboration renforce la capacité régionale à proposer des allogreffes complexes, tout en maintenant un haut niveau d’excellence dans le suivi et le traitement des patients.
La collecte des cellules souches est quant à elle réalisée par l’Etablissement Français du Sang (EFS) BFC.
- Prise en charge innovante des lymphomes cérébraux :
Le service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne dispose aujourd’hui d’une filière de diagnostic rapide des lymphomes cérébraux, dont le déploiement a été rendu possible grâce à un étroit travail collaboratif avec les neurochirurgiens et l’équipe du plateau de cytométrie du laboratoire d’hématologie de la PBHU.
En complément de la biopsie traditionnelle, qui permet d’obtenir un diagnostic de certitude en quelques jours, en coopération avec l’équipe d’anato-pathologistes du CHU, cette filière innovante permet de poser un diagnostic en moins de 2 heures. Ce qui permet de déclencher plus rapidement le traitement spécialisé adapté.
Pour ces lymphomes particuliers, une filière est par ailleurs en cours de mise en œuvre, en coopération avec les neurologues de l’établissement, pour limiter voire réduire autant que faire se peut les séquelles cognitives et sensori-motrices inhérentes à ces pathologies.
Le service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne
Le service d’Hématologie s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire et expérimentée, mobilisée autour d’une prise en charge à la fois experte et humaine.
" En hématologie, nous accompagnons les patients sur des périodes parfois longues, avec des traitements exigeants. Cela crée une relation de confiance forte, et nous impose une double exigence : être à la fois à la pointe sur le plan scientifique, et profondément attentifs à chaque patient, à son vécu et à ses besoins.
Notre organisation repose sur une équipe médicale étoffée, dans laquelle chaque hématologue développe une expertise spécifique par pathologie. Cette sur-spécialisation, associée à un travail collégial en réunion de concertation pluridisciplinaire, nous permet de proposer à chaque patient une prise en charge personnalisée et adaptée à sa situation.
Nous sommes également très impliqués dans les réseaux de recherche et les groupes coopérateurs nationaux, ce qui nous permet d’accéder rapidement aux innovations thérapeutiques et d’en faire bénéficier nos patients.
Enfin, nous sommes particulièrement attachés à maintenir une prise en charge de proximité, en lien étroit avec les établissements du territoire. Notre objectif est clair : offrir à chaque patient le meilleur niveau d’expertise, tout en restant au plus près de son lieu de vie".
Professeur Jean-Noël BASTIE, Chef du service d’Hématologie clinique– CHU Dijon Bourgogne
Une équipe médicale expérimentée et engagée :
L’équipe d’hématologie du CHU Dijon Bourgogne repose sur une organisation structurée, associant expertise médicale, travail collégial et accompagnement dans la durée.
Chaque hématologue développe une compétence spécifique, permettant une prise en charge adaptée à chaque pathologie et à chaque situation.
Une expertise accessible sur tout le territoire
- Une filière territoriale d’hématologie au service des patients :
Le service d’Hématologie clinique du CHU Dijon Bourgogne pilote une Filière Médicale Inter-Hospitalière (FMIH) d’Hématologie associant les centres hospitaliers publics de l’ex-région Bourgogne.
Cette organisation territoriale vise à garantir à chaque patient une prise en charge hématologique de qualité, équitable et coordonnée, quel que soit son lieu de prise en charge.
Grâce à une collaboration étroite entre les équipes, la FMIH permet :
- un accès rapide à l’expertise spécialisée du CHU pour les situations complexes ;
- une harmonisation des pratiques médicales et des parcours de soins ;
- le maintien de soins de proximité, limitant les déplacements inutiles des patients ;
- une continuité des prises en charge entre établissements de proximité et centre de référence.
Le CHU Dijon Bourgogne assure un rôle de référence, d’animation et de soutien médical de la filière, en lien avec les équipes hospitalières du territoire. Cette dynamique favorise également le développement de la recherche clinique, l’accès aux essais thérapeutiques, ainsi que la formation des professionnels et des internes en hématologie.
En structurant une filière territoriale forte, la FMIH d’Hématologie contribue à une médecine plus proche, plus experte et plus humaine, au bénéfice des patients et des professionnels de santé.
- La télémédecine en Hématologie : l’expertise du CHU au service du territoire
Dans le cadre du déploiement de la télémédecine, soutenu par l’Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté, les hématologues du CHU Dijon Bourgogne rendent des avis spécialisés à distance au bénéfice des patients pris en charge dans les établissements du territoire.
Ce dispositif permet aux équipes médicales des centres hospitaliers périphériques d’accéder rapidement à l’expertise hématologique de recours du CHU, pour des situations cliniques complexes ou nécessitant un avis spécialisé.
La télémédecine contribue ainsi à :
- renforcer la qualité et la sécurité des prises en charge ;
- favoriser une prise de décision rapide et partagée entre professionnels ;
- limiter les déplacements des patients vers le CHU, et ainsi améliorer leur confort ;
- garantir une équité d’accès à l’expertise spécialisée sur l’ensemble du territoire.
Intégrée à la filière territoriale d’hématologie, la télémédecine illustre l’engagement du CHU Dijon Bourgogne en faveur d’une médecine collaborative, innovante et de proximité, au service des patients et des professionnels de santé.
🔎 À retenir
Le CHU Dijon Bourgogne assure un rôle de référence, en lien étroit avec les établissements du territoire, pour garantir un accès équitable à une expertise spécialisée.
Prise en charge des tumeurs du cerveau au CHU Dijon Bourgogne
Il existe différents types de tumeurs du cerveau. Selon leur localisation, leur taille et leur agressivité, c’est-à-dire la vitesse à laquelle elles se développent, ces tumeurs n’entraînent pas les mêmes symptômes et n’ont pas la même gravité.
Les symptômes provoqués par une tumeur cérébrale diffèrent en fonction de la taille de la tumeur et de sa localisation. Il peut s’agir notamment de maux de tête, de crises d’épilepsie ou de troubles fonctionnels (difficultés à parler, à coordonner ses mouvements, à se repérer dans l’espace…).
La chirurgie est le premier traitement envisagé pour les tumeurs cérébrales. Elle peut être associée à la radiothérapie ou à la chimiothérapie, en complément ou lorsque la chirurgie est impossible.
La stratégie thérapeutique proposée au patient dépend très étroitement de la localisation, du degré d’agressivité et de la nature de la tumeur.
Plusieurs médecins de spécialités différentes se réunissent pour discuter des solutions de traitements possibles en tenant compte du caractère unique de chaque patient. Ils s’appuient pour cela sur des recommandations de bonnes pratiques cliniques. Et ils peuvent être amenés à proposer aux patients de participer à un essai clinique.
L’équipe soignante comprend des praticiens de plusieurs spécialités : neurochirurgien, neurologue, oncologue médical, chirurgien, oncologue radiothérapeute, pathologiste, psychiatre et psychologue, spécialiste de la douleur, infirmier, aide-soignant, assistant social… Ces professionnels travaillent en collaboration avec l’établissement de santé dans lequel sont administrés les traitements (CHU Dijon Bourgogne et Centre Georges François Leclerc – CGFL pour la radiothérapie), en lien étroit avec le médecin traitant.
La prise en charge des tumeurs cérébrales est globale et comprend tous les soins et soutiens dès le diagnostic posé, pendant et après les traitements : soutien psychologique, accompagnement social, prise en charge de la douleur, etc.
Pour en savoir plus sur les tumeurs du cerveau :
Service de Neurochirurgie du CHU Dijon Bourgogne : organisation et prise de rendez-vous
Le Service de Neurochirurgie du CHU Dijon Bourgogne assure la prise en charge chirurgicale des tumeurs cérébrales primitives, secondaires, des métastases rachidiennes, et des complications neurologiques des cancers systémiques.
Les patients sont suivis à l’hôpital, en consultation ou en hospitalisation, en étroite collaboration avec les Services d’Oncologie (CHU et CGFL), de Radiothérapie (CGFL) et de Neuroradiologie (CHU).
Une infirmière de coordination accompagne le patient tout au long de son parcours de soins et assure le lien entre le patient et sa famille, et l’ensemble des professionnels impliqués (soignants du CHU, professionnels des soins de support, médecin traitant, infirmières libérales ou organisme tels que l’Hospitalisation à Domicile (HAD)).
Le service est impliqué dans la recherche, avec la participation à des bases de données clinico-biologiques et des essais thérapeutiques qui sont systématiquement proposés aux patients.
Il bénéficie par ailleurs d’un accès au Plateau Technique très complet et performant du CHU Dijon Bourgogne, avec notamment les Services de Radiologie très spécialisés ainsi que les Laboratoires (anatomo-pathologie et biologie moléculaire).
La stratégie thérapeutique proposée au patient est établie de manière concertée, entre spécialistes des différentes disciplines. Celle-ci est discutée à l’occasion des Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) communes au CHU Dijon Bourgogne et au Centre de Lutte contre le Cancer Georges-François Leclerc (CGFL).
- RCP hebdomadaire, le mercredi à 9h30 au CHU.
- Discussions de diagnostics et thérapeutiques en présence de spécialistes neuro-oncologues, neurochirurgiens, radiothérapeutes, neuroradiologues et neuro-pathologistes.
Vous pouvez accéder à la page dédiée au service de Neurochirurgie en cliquant ICI.
Médecins référents :
- Pr. MOURIER : Consultation privée le jeudi matin, consultation publique le jeudi après-midi.
- Dr. BEAURAIN : Consultation publique le lundi, consultation conjointe avec chef de clinique-assistant le lundi, consultation privée le mardi après-midi.
- Dr AGHA : Consultation publique le mercredi, consultation anti-douleur le jeudi matin.
- Dr. FARAH : Consultation publique le lundi et le mercredi après midi
- Dr BOUSQUET : Consultation publique le jeudi après-midi.
Mme Carine LANTERNIER, Infirmière d'Information et de Coordination (3C) - Pôle NSCR / CHU : 03 80 29 58 70 (poste : 17019) – E-mail : carine.lanternier@chu-dijon.fr
Pour en savoir plus sur la Neuro-oncologie, vous pouvez accéder aux sites :
Cancer du rein, généralités
En France, on estime que le cancer du rein représente 3% des cancers de l'adulte. Avec une incidence en augmentation, il représente environ 17.000 nouveaux cas par an. Dans près de 70% des cas, il touche les hommes, âgés en moyenne de 65 ans au moment du diagnostic, avec un pic à 75 ans. On estime par ailleurs que 2 à 5% des cancers du rein sont d’origine héréditaire, avec des formes familiales très rares.
Une pathologie souvent silencieuse :
Dans 90% des cas, le cancer du rein est localisé et asymptomatique. C’est-à-dire qu’il ne provoque pas de signe clinique pendant longtemps.
Cette particularité explique qu’il soit souvent découvert par hasard, à l’occasion d’un examen d’imagerie (scanner ou échographie) pratiqué pour autre chose.
Une origine multifactorielle :
Au fil du temps, les études ont permis d’identifier plusieurs facteurs de risques :
- la consommation de tabac : les études ont mis en évidence qu’un homme fumeur a un risque de cancer du rein augmenté de 50% par rapport à un non fumeur ; pour une femme fumeuse, le risque de cancer du rein est augmenté de 20% par rapport à une non fumeuse. Ce risque augmente avec la durée et le nombre de cigarettes fumées (plus on fume longtemps et plus on fume de cigarettes par jour, plus le risque est élevé) ;
- l’obésité : c'est le 2ème facteur de risque établi : plusieurs études ont mis en évidence un lien entre Indice de Masse Corporelle (IMC) élevé et risque accru de cancer du rein, aussi bien chez les hommes que chez les femmes ;
- l’hypertension artérielle : ce facteur de risque a été identifié plus récemment : certaines études ont mis en évidence une relation de type dose-effet entre pression artérielle élevée et cancer du rein, avec un risque augmenté même pour une élévation modérée de la tension artérielle.
A l’inverse, les études montrent que la pratique d’une activité physique régulière a un effet protecteur reconnu.
🔎 À retenir
Sur son territoire, le CHU Dijon Bourgogne est un acteur de référence dans le diagnostic et la prise en charge du cancer du rein.
Cancer du rein, symptômes et diagnostic
Dans la grande majorité des cas, le cancer du rein :
- présente une évolution lente (de l’ordre de 0,5 cm par an) et demeure longtemps silencieux,
- est localisé au moment du diagnostic,
- est découvert de manière fortuite, à l’occasion d’un examen réalisé pour une autre raison.
Des signes qui doivent alerter :
Lorsqu’ils apparaissent, certains symptômes peuvent être évocateurs :
- présence de sang dans les urines,
- altération de l’état général : grande fatigue, perte d’appétit, perte de poids…
Un diagnostic rapide et précis :
Le diagnostic repose principalement sur un scanner thoraco-abdomino-pelvien, qui permet à lui seul :
- d’identifier la tumeur,
- d’en mesurer la taille,
- d’évaluer son extension
Dans certains cas, une biopsie peut être pratiquée en complément.
Prendre le temps de choisir le bon traitement :
Le cancer du rein évolue souvent lentement.
Cette particularité permet de prendre le temps de définir la meilleure approche thérapeutique, sans précipitation.
Selon les situations, il peut être décidé :
- une surveillance,
- un traitement local,
- ou un recours aux traitements généraux.
« Quand il est pris en charge de façon précoce, le cancer du rein, c’est 95% de survie sans récidive », indique le Docteure Céline DUPERRON, chirurgien urologue au CHU Dijon Bourgogne.
🔎 À retenir
Le cancer du rein est souvent diagnostiqué à un stade précoce et localisé, permettant une prise en charge conservatrice.
Cancer du rein, traitement et prise en charge
Une stratégie personnalisée :
La prise en charge du cancer du rein repose sur une approche adaptée à chaque situation.
Au CHU Dijon Bourgogne, la prise en charge des cancers du rein est individualisée et graduée.
Les choix thérapeutiques tiennent bien sûr compte de la tumeur, mais aussi de l’état de santé général du patient, de sa fonction rénale et de ses attentes. L’objectif est de privilégier les traitements les moins invasifs possibles.
Chaque situation est régulièrement discutée en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), réunissant les différents spécialistes impliqués dans la prise en charge (urologues, radiologues, radiothérapeutes, anatomo-pathologistes, oncologues).
Pour les formes nécessitant un traitement médicamenteux, les patients sont pris en charge en lien étroit avec les oncologues du Centre Georges-François Leclerc, dans le cadre d’un partenariat structuré.
Une approche graduée :
Pour chaque situation, l’enjeu est de définir l’approche thérapeutique la plus efficiente, en s’attachant à préserver la qualité de vie du patient par :
- une surveillance active pour les plus petites lésions,
- un traitement local (chirurgie ou cryothérapie/ radiofréquence ou radiothérapie),
- des traitements systémiques (immunothérapies, traitements anti-angiogéniques) pour les formes les plus avancées.
Préservation de la fonction rénale et de la qualité de vie au cœur des choix thérapeutiques :
- Surveillance active pour les lésions de moins de 2 cm :
Le plus souvent, le cancer du rein évolue lentement. Aujourd’hui, la surveillance active est une option thérapeutique pour les petites tumeurs, sans perte de chance pour les patients.
- Chirurgie du rein, ou néphrectomie partielle : la référence pour les lésions entre 2 et 4 cm :
Le CHU Dijon Bourgogne dispose d’un plateau technique de dernière génération et de chirurgiens urologues spécialisés dans les chirurgies robot-assistées, qui parviennent à retirer des tumeurs de plus en plus grosses, avec une précision remarquable.
Grace aux bras articulés du robot, les chirurgiens ont :
- une action thérapeutique beaucoup plus précise et efficiente,
- qui préserve au maximum le rein, et donc la fonction rénale.
Moins invasive et moins douloureuse, la chirurgie robot-assistée permet au patient de récupérer plus facilement.
- Thermo-ablation par cryothérapie : une alternative efficiente pour les lésions entre 2 et 3 cm :
Pour les patients les plus fragiles ou qui présentent une fonction rénale altérée, la cryothérapie par radiologie interventionnelle permet une anesthésie plus légère et donc une récupération facilitée.
Qui plus est, d’un point de vue oncologique, les études ont montré que pour les lésions de moins de 3 cm, elle offre des résultats satisfaisants à court terme, avec une bonne préservation de la fonction rénale, et un maintien de la qualité de vie.
Concrètement, une aiguille est insérée au cœur de la tumeur, sous contrôle scanographique, où elle va créer une boule de glace à -40° C. Après 30 minutes de ce traitement, la tumeur est détruite sans altérer les tissus environnants.
C’est une excellente alternative à la chirurgie, également proposée au CHU Dijon Bourgogne, qui dispose d’un plateau technique de radiologie interventionnelle de pointe, et de radiologues experts en oncologie.
- Pour les tumeurs plus importantes, de plus de 4 cm, la chirurgie partielle reste le traitement de référence, si elle est techniquement faisable avec un bon contrôle oncologique. Si la situation ne le permet pas, une néphrectomie élargie est pratiquée, c’est-à-dire que le rein est retiré.
Quelle que soit la situation, l’objectif est de proposer une prise en charge efficace sur le plan oncologique, tout en préservant au maximum la fonction rénale et la qualité de vie.
Une expertise reconnue dans la prise en charge des situations les plus complexes :
Le CHU Dijon Bourgogne est un centre de recours pour les formes avancées de tumeurs du rein qui s’étendent dans les vaisseaux, appelées thrombus tumoraux ou thrombus caves.
Ces situations complexes requièrent des chirurgies de haute précision, nécessitant l’accès à un plateau technique de pointe et l’étroite collaboration entre chirurgiens experts issus de plusieurs spécialités : urologie, chirurgie vasculaire, chirurgie hépatique, voire chirurgie cardiaque.
L’enjeu est de parvenir à retirer toutes les lésions tumorales et à réparer ce qui a pu être endommagé, dans un environnement hautement sécurisé.
Ces prises en charge complexes sont réalisées dans des établissements d’une expertise spécifique.
Une récupération facilitée grâce à un accompagnement dédié :
Dans le cadre de la chirurgie, les patients bénéficient d’un programme de Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC).
Une infirmière spécialisée accompagne le patient :
- avant l’intervention,
- pendant l’hospitalisation,
- après le retour à domicile.
Les enjeux ?
- favoriser une récupération rapide,
- réduire les risques de complications,
- améliorer le confort global.
Cancer du rein, suivi et évolution
Une surveillance inscrite dans la durée :
Pour les patients présentant des tumeurs non métastatiques, après le traitement local (chirurgie ou cryothérapie), une surveillance rapprochée se met en place, sur une durée de 5 à 10 ans.
Un suivi assuré par le même spécialiste :
Durant les deux premières années de surveillance, les patients sont suivis par les chirurgiens urologues du CHU Dijon Bourgogne qui les ont initialement pris en charge. C’est une période charnière, durant laquelle des métastases peuvent apparaitre. Cela requiert une surveillance minutieuse, avec la réalisation de scanners tous les 6 mois.
Être suivi par le même chirurgien urologue permet :
- une continuité des soins,
- un suivi encore plus minutieux : par sa fine connaissance du dossier patient, le chirurgien a un œil très averti pour déceler l’apparition éventuelle de nodule, d’un scanner à l’autre,
- une relation de confiance, renforcée dans le temps.
Le suivi est ensuite confié au médecin généraliste qui assure la surveillance, en collaboration avec le chirurgien urologue.
Une prise en charge progressive et localisée :
Au cours de la surveillance rapprochée, en cas de détection précoce de la récidive, il est souvent possible d’agir de façon localisée, par chirurgie ou par radiothérapie, pour éviter autant que faire se peut de recourir aux traitements généraux (immunothérapies, traitements anti-angiogéniques). L’enjeu étant de préserver l’état général et la qualité de vie des patients.
🔎 À retenir
Le suivi est assuré dans la durée, ce qui permet aux équipes de développer une connaissance fine de la situation de chaque patient, avec une attention particulière portée à préserver leur qualité de vie.
Cancer du rein, un parcours fluide et coordonné
Une prise en charge individualisée :
Une fois le diagnostic posé, les patients ont une journée préopératoire durant laquelle sont organisées, la consultation avec l’infirmière RAAC, la consultation d’anesthésie, le plus souvent couplée à la consultation avec le chirurgien urologue, et le cas échéant avec le néphrologue.
Centré sur le patient, ce parcours est organisé pour :
- limiter les déplacements,
- coordonner la prise en charge,
- simplifier les démarches.
Un parcours fluide, centré sur le patient :
Tout au long du parcours, la prise en charge est pensée pour offrir à chaque patient :
- un accès rapide aux examens,
- une organisation lisible,
- la réponse la plus adaptée, la plus localisée et la moins invasive possible,
- un interlocuteur privilégié.
Anticiper pour mieux accompagner :
Pour les patients qui présentent une fonction rénale altérée au moment du diagnostic, les urologues du CHU Dijon Bourgogne travaillent en étroite collaboration avec les néphrologues de l’établissement pour anticiper les effets de la chirurgie et optimiser la prise en charge péri-opératoire.
Quels que soient les besoins des patients, il est possible de les orienter, de façon facilitée et coordonnée, vers les différents spécialistes de l’établissement, pour une prise en charge globale, individualisée et qualitative.
Evaluer et surveiller pour mieux prévenir
En fonction des éventuelles prédispositions héréditaires, le CHU Dijon Bourgogne propose une consultation d'oncogénétique. A cette occasion, des tests génétiques peuvent être réalisés pour offrir au patient et à ses apparentés, au regard des résultats, la surveillance et l’accompagnement les plus adaptés.
Informer et soutenir :
Pour favoriser l’accès à l’information et proposer une prise en charge de qualité aux patients atteints d’un cancer du rein, le CHU Dijon Bourgogne a noué un partenariat avec l’association A.R.Tu.R., Association pour la Recherche sur les Tumeurs du Rein.
Fondée en 2005, l’association A.R.Tu.R. repose sur un partenariat alliant patients et médecins.
Elle répond à une double mission :
- informer les patients et leurs proches pour les aider à faire face à la maladie et améliorer la qualité de vie,
- soutenir et développer la recherche sur les tumeurs du rein et leur prise en charge.
➕ En savoir plus : https://artur-rein.org/
🔎 À retenir
Tout est pensé pour offrir à chaque patient une prise en charge coordonnée, simplifiée et répondant au mieux à ses besoins.
Cancer du rein, recherche et innovation
L’innovation au service des patients :
Le CHU Dijon Bourgogne dispose d’un plateau technique de pointe :
- en chirurgie robotique,
- en radiologie interventionnelle.
L’établissement réalise des investissements réguliers pour améliorer sans cesse la réponse apportée à chaque patient, avec du matériel de dernière génération.
Ce plateau technique innovant, associé à l’expertise des chirurgiens et radiologues, permet d’offrir aux patients :
- une haute précision,
- une prise en charge moins invasive,
- une récupération facilitée.
L’enjeu est double : répondre de façon qualitative et innovante à des besoins de proximité sur une large palette de disciplines chirurgicales et de radiologie interventionnelle, et asseoir le positionnement du CHU Dijon Bourgogne sur des activités de recours spécialisées et multidisciplinaires.
L’accès aux dernières avancées thérapeutiques :
Selon leur situation, les patients peuvent bénéficier :
- d’essais cliniques,
- de traitements innovants (notamment immunothérapie).
« Au cours de la dernière décennie, la révolution médicale dans la prise en charge du cancer du rein est l’immunothérapie. Au stade localisé de la maladie, quand on a traité le cancer par une chirurgie, une néphrectomie, l’immunothérapie peut être mise en place, pour réduire les risques de récidives pour les tumeurs agressives.
L’immunothérapie présente par ailleurs des bénéfices majeurs dans le traitement des cancers du rein métastatiques, soit à la découverte, soit durant leur évolution. Les progrès fulgurants réalisés au cours des cinq dernières années notamment ont permis de doubler la survie des patients. », souligne le Docteure Céline DUPERRON, chirurgien urologue au CHU Dijon Bourgogne.
Les traitements par immunothérapies sont proposés en partenariat avec les oncologues du Centre Georges-François Leclerc, qui prennent en charge les patients de façon conjointe avec les urologues du CHU Dijon Bourgogne.
Des prises en charge d'expertise
Soigner et accompagner pour favoriser une meilleure qualité de vie pendant et après les traitements
En complément des traitements spécifiques du cancer, des soins dits « de support » sont proposés pour assurer aux patients du CHU Dijon Bourgogne une prise en charge globale et la meilleure qualité de vie possible.
Les soins de supports sont définis comme "Les soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements oncologiques lorsqu’il y en a".
Ils permettent de mieux prendre en compte les symptômes physiques, liés à la maladie elle-même mais aussi aux effets secondaires voire aux séquelles des traitements, et les difficultés psychosociales rencontrées par les patients et leurs proches.
Ces soins de support regroupent :
- la lutte contre la douleur
- le soutien psychologique
- le service social
- la nutrition
- la kinésithérapie
- les soins palliatifs
- un Espace Rencontres et Information
Lutte contre la douleur
Depuis 2004, la lutte contre la douleur est devenue une priorité de santé publique en France.
Désireux d’apporter aux patients le meilleur confort possible, pendant et après les traitements, le CHU Dijon Bourgogne s’est organisé et propose une prise en charge de la douleur assurée :
- au sein des Services par les équipes médicales et paramédicales
- par le Comité de Lutte contre la Douleur (CLUD), Unité fonctionnelle analgésie adultes-enfants sous la responsabilité du Docteur VOLOT. Une équipe spécialisée composée d’un médecin et de deux infirmières peut intervenir au quotidien auprès des patients en hospitalisation ou en consultation externe.
Pour tout renseignement : 03 80 29 30 97
Soutien psychologique
Le Centre de Coordination en Cancérologie (3C) met à disposition des patients et de leurs proches deux psychologues, Monsieur Clément MAILLOT et Madame Laure SCHREDER. Ils proposent des entretiens aux malades et à leur entourage aussi bien au moment de l’annonce du diagnostic que tout au long de la prise en charge de la maladie. Ces consultations sont possibles dans le cadre d'une hospitalisation, mais aussi en consultation externe.
Vous pouvez accéder à la page dédiée au Centre de Coordination en Cancérologie (3C) en cliquant ici.
Kinésithérapie
Les kinésithérapeutes, rattachés au Pôle de Rééducation-Réadaptation du CHU, assurent des actions de prévention et de rééducation adaptées à la diversité des soins et des techniques utilisées dans le traitement des maladies cancéreuses. Ils interviennent dans les Services de chirurgie et aux Soins Intensifs pour permettre une réhabilitation rapide après les interventions, et dans les Services de médecine, à visée neurologique, respiratoire, orthopédique. Ils participent aux soins de confort à tous les stades de la maladie.
Diététique et nutrition
La prévention et la prise en charge de la dénutrition chez les des patients atteints de cancer est un élément important à prendre en compte afin que les traitements puissent se dérouler dans les meilleures conditions.
La prise en charge nutritionnelle comprend des conseils diététiques adaptés aux pathologies des patients et aux effets secondaires des traitements. Elle peut consister à mettre en place des compléments alimentaires oraux ou une nutrition artificielle en fonction des besoins et après discussion avec les médecins.
Au CHU Dijon Bourgogne, cette prise en charge est assurée :
- par une équipe de diététiciennes déployées sur les différents services de Chirurgie et de Médecine. Elles interviennent dans les secteurs d’hospitalisation conventionnelle.
- par la diététicienne du Centre de Coordination en Cancérologie (3C), Madame Florence LANIER, qui intervient principalement auprès des patients en hôpital de jour, mais aussi en consultations externes. Elle assure aussi des entretiens téléphoniques de suivi.
Vous pouvez accéder à la page dédiée au Centre de Coordination en Cancérologie (3C) en cliquant ici.
Service social
Il existe au sein du CHU Dijon Bourgogne un Service Social des Patients qui regroupe une équipe d’Assistantes Sociales qui se tiennent à la disposition des patients et de leurs familles pour répondre à leurs questions.
Le secrétariat est joignable par téléphone au : 03 80 29 37 41, du lundi au vendredi, de 09h à 12h et de 13h45 à 16h45. Il est alors demandé de préciser le Service au sein duquel le patient est pris en charge.
L’équipe soignante se tient également à disposition des patients et de leurs familles pour les orienter vers une assistante sociale, au besoin.
Soins palliatifs
Soins palliatifs adultes
Les soins palliatifs se définissent comme un accompagnement des personnes atteintes de maladies incurables et dont l’état général s’aggrave, mettant en jeu le pronostic vital. Associés à la fin de vie, ils correspondent à une démarche privilégiant la qualité de vie, plutôt que sa durée et une prise en charge personnalisée. Leur ambition : soulager la douleur, apaiser la souffrance psychique, sauvegarder la dignité de la personne malade et soutenir son entourage.
L’Unité de Soins Palliatifs (USP) du CHU « La Mirandière », située sur la commune de Quetigny, comprend une équipe d'une trentaine de professionnels (médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues, etc.) formés spécifiquement aux soins palliatifs et accueille 15 patients dont la pathologie s'est aggravée.
Elle dispose d’une Equipe Mobile de Soins Palliatifs (EMSP). Interdisciplinaire et pluri-professionnelle, elle se déplace au chevet du malade hospitalisé et auprès des soignants, à la demande des professionnels des établissements de santé, des établissements médico-sociaux et au domicile du patient. Son intervention relève du conseil et du soutien auprès des équipes soignantes, des patients et de leurs familles, et ne débouche pas forcément sur une prise en charge au sein de l’USP.
Soins palliatifs pédiatriques
La prise en charge palliative est proposée en lien privilégié avec l’équipe ressource régionale de soins palliatifs pédiatriques. Vous pouvez accéder à la page dédiée à ce service en cliquant ici.
Un espace « hors des soins » dédié à l’écoute et à l’accompagnement
L’Espace Rencontres et Information fait partie intégrante de l’accompagnement proposé dans le cadre d’une prise en charge globale des patients. Cet espace leur permet de disposer d’un lieu neutre, confidentiel et convivial pour échanger.
Accessible à tous, il est un lieu de documentation, d’écoute et d’échange animé par un accompagnateur en santé présent pour accompagner les patients et leurs proches en fonction de leurs besoins.
Véritable partenaire des équipes médicales et paramédicales, l’ERI oriente les visiteurs vers les différents professionnels de santé (psychologue, diététicienne, infirmière de coordination…) en fonction de leurs souhaits et de leurs besoins.
Soucieux du bien-être des patients, l’ERI du CHU Dijon Bourgogne a mis en place des ateliers de relaxation auxquels peuvent participer tous les patients qui le souhaitent.
Les services proposés au sein de l’Espace Rencontres et Information du CHU Dijon Bourgogne
L’ERI est un espace ouvert à tous, patients et proches...
- Sans rendez-vous,
- Pour faire une pause,
- Pour échanger en dehors des services de soins.
Au sein de l’ERI sont mis à disposition de la documentation sur le cancer, gratuite et en accès libre, des informations sur les services offerts par le CHU aux patients atteints de cancer et sur les possibilités de prévention (lutte antitabac, dépistage, etc.), les coordonnées d'associations d'aide et de soutien…
Une animatrice accompagne les visiteurs dans leurs recherches et les oriente, le cas échéant, vers les professionnels de santé adaptés.
Sont mis à disposition :
- Des brochures, des guides, des revues (sur les thématiques telles que le cancer, le dépistage, la prévention, la nutrition, la vie sociale, la vie familiale, etc.) ;
- Une borne internet permettant un accès à des sites de référence autour de la maladie, validés par la Ligne Nationale Contre le Cancer ;
Sont proposés tout au long de l'année :
- Des journées thématiques avec affichage et informations ciblées lors de manifestations nationales de prévention et dépistage des cancers ;
- Des ateliers bien-être (relaxation, esthétique, diététique, etc.) à destination des patients et de leurs proches.
Espace Rencontres et Information : accès et renseignements
L’ERI est situé au rez-de-chaussée du Hall A de l'Hôpital F. Mitterrand, à proximité du Relais H.
Il est ouvert :
- Le lundi de 14h30 à 18h30 ;
- Le mardi de 13h30 à 17h30 ;
- Le mercredi de 09h à 12h30 ;
- Le jeudi de 09h30 à 12h30 ;
- Le vendredi de 09h30 à 12h30
Pour tout renseignement : Tél. 03.80.29.33.28
ERI® : concept fondé en 2001 par la Ligne Nationale Contre le Cancer, Sanofi-Aventis France et l'Institut de Cancérologie Gustave Roussy.
Qu’est-ce que "l’oncogénétique" ?
Certaines familles sont confrontées dans leur généalogie à une fréquence relativement élevée de cancers. Cette fréquence anormale pose la question d’une éventuelle prédisposition héréditaire au cancer ; des tests génétiques peuvent alors être proposés pour adapter la surveillance du patient et de ses apparentés.
Quelles sont les prédispositions au cancer le plus souvent rencontrées ?
La prédisposition au cancer du sein et de l’ovaire
On estime que 5% des cancers du sein et 15% des cancers de l'ovaire sont liés à l’existence d’une prédisposition familiale, en rapport avec une altération dans certains gènes. Des tests génétiques permettent de les mettre en évidence dans les familles répondant aux critères d'analyse (voir les critères d’indication de consultation d’oncogénétique).
Les deux gènes les plus fréquemment altérés dans ces prédispositions sont BRCA1 et BRCA2. Leurs risques de cancer associés sont maintenant bien connus et des recommandations de surveillance ont été éditées. (Recommandations BRCA1 BRCA2, fiche INCa chirurgie prophylactique sein et chirurgie prophylactique ovaire, Référentiel FAR). De plus, de nouveaux traitements, les inhibiteurs de PARP, ont récemment été mis sur le marché dans le traitement du cancer du sein et de l’ovaire. Il s’agit de thérapie ciblée pouvant être prescrite en cas de mutation du gène BRCA1 ou BRCA2 (ou en cas d’altération de la voie de réparation de l’ADN dans laquelle ces 2 gènes interviennent). L’analyse génétique a donc un grand intérêt pour la prise en charge et le pronostic des patient(e)s concerné(e)s.
Ces gènes n’expliqueraient cependant que 30 à 40% des prédispositions au cancer du sein. L’arrivée du séquençage haut débit a permis d’identifier de nouveaux gènes de prédisposition aux cancers du sein et/ou de l’ovaire, élargissant ainsi l’analyse à 13 gènes dans un cadre diagnostique.
Toutes les prédispositions génétiques aux cancers n'étant pas connues à ce jour, l'absence d'identification d’altération d’un gène analysé n'exclut pas l'implication d'un facteur génétique. Les recommandations de surveillance seront dans ce cas basées sur les antécédents personnels et familiaux de la personne ayant réalisé le test et selon les recommandations de l'HAS. (HAS document 1, HAS document 2)
La prédisposition aux cancers colorectaux
Elle représente 5% des cancers du côlon. Les principaux gènes de prédisposition sont les gènes MMR responsables du syndrome de Lynch, et les gènes APC et MUTYH, responsables respectivement de polypose familiale dominante et récessive. En cas de syndrome de Lynch, d’autres cancers peuvent être associés : cancers de l’endomètre (muqueuse utérine), des voies biliaires, des voies urinaires supérieures, de l’ovaire, et plus rarement de l’estomac.
Les données endoscopiques n'étant généralement pas évocatrices d'un syndrome de Lynch, le diagnostic est évoqué devant une agrégation familiale de cancers et/ou la précocité de la survenue du cancer. Des critères cliniques ont ainsi été établis pour orienter le patient vers une consultation d'oncogénétique ou mettre en œuvre une analyse complémentaire, génétique et immunohistochimique (IHC) de la tumeur (Critères d’Amsterdam II élargis et Critères de Bethesda).
Les cancers survenant dans un contexte de syndrome de Lynch sont caractérisés par une perte de fidélité de la réplication de l'ADN se manifestant par une instabilité des séquences microsatellites (on parle de phénotype MSI pour MicroSatellite Instability) et par un défaut d'expression de la protéine MMR normalement codée par le gène muté.
L'instabilité des microsatellites n'est cependant pas spécifique des cancers survenant dans un contexte de syndrome de Lynch puisqu'elle est observée dans environ 15 % des cancers coliques sporadiques. L’évaluation du statut MMR tumoral est maintenant systématique. Il est recommandé indépendamment de l’âge et du contexte familial et personnel. (Evaluation du statut MMR tumoral INCA 2021)
Dans ce cas, celle-ci n'est pas due à une mutation d'un gène MMR mais à une hyperméthylation du promoteur du gène MLH1, par ailleurs fréquemment associée à une mutation du gène BRAF. En complément du pré-criblage somatique, il est donc possible de réaliser une analyse de méthylation du promoteur du gène MLH1 et une recherche de mutation du gène BRAF.
Des recommandations de surveillance et de chirurgie prophylactique sont éditées par l’INCa : chirurgie prophylactique hnpcc-lynch, chirurgie prophylactique polypose.
Les prédispositions familiales aux cancers du sein et du côlon constituent aujourd’hui les principaux motifs de consultations, mais il existe d’autres prédispositions héréditaires : cancer de l’estomac, mélanome/pancréas, rein, néoplasies endocriniennes multiples, syndrome de Li Fraumeni, prostate, hémopathies malignes, etc (Tableau des prédispositions génétiques, Livret NEM1, Livret NEM2, BrochurePHEOPGL2012, chirurgie prophy gastrique)
Consultation, test, suivi : présentation du parcours en Oncogénétique
Pourquoi une consultation d’oncogénétique ?
La consultation de génétique a 4 buts principaux :
- Chercher la cause d’une agrégation de cancers dans une famille ou d’un cancer précoce
- Renseigner le (la) patient(e) sur les risques de transmission à la descendance
- Orienter la surveillance du (de la) patient(e)
- Adapter la prise en charge du (de la) patient(e)
Déroulé d’une consultation d’oncogénétique
La consultation d’oncogénétique est destinée à toute personne présentant des antécédents personnels et/ou familiaux de cancers. Il existe des critères d’indication de consultation d’oncogénétique variables pour chaque prédisposition génétique.
Le généticien ou le conseiller en génétique va tout d’abord construire avec le patient l’arbre généalogique familial, relever les cas de cancers, ce qui va lui permettre d’évaluer le risque de prédisposition héréditaire au cancer. Dans le cas où les critères pour la réalisation d’une étude génétique sont remplis, un prélèvement sanguin, ne nécessitant pas d’être à jeun, est effectué à la fin de la consultation pour étude génétique. Un consentement écrit sera recueilli. Ce type d’examen hautement spécialisé nécessite en moyenne 4 mois de délai.
Le prélèvement sanguin devra toujours être initié la première fois, pour une famille, chez un patient présentant un cancer.
Une consultation d’oncogénétique peut également être organisée chez des apparentés asymptomatiques, lorsqu’une mutation a été identifiée chez un membre de leur famille dans un but de conseil génétique et de prévention. Il s’agit dans ce cas d’un diagnostic présymptomatique. Le délai pour l’obtention des résultats sera dans ce cas inférieur à 3 mois.
L’annonce du résultat
L’annonce du résultat est réalisée lors d’une nouvelle consultation d’oncogénétique, par le généticien ou le conseiller en génétique rencontré lors du premier entretien. Doivent alors être abordées les implications des résultats pour le patient et sa famille, que les résultats soient positifs ou négatifs ; les recommandations de surveillance pour la personne et les membres de sa famille sont expliquées au cours de cette consultation.
Se savoir porteur d’une prédisposition héréditaire au cancer peut être difficile à vivre psychologiquement. Beaucoup de personnes venant en consultation sont souvent très demandeuses d’un test, mais un test positif peut parfois entraîner des réactions d’anxiété importantes sur l’évolution à venir, et de culpabilité de transmission à la descendance. Des psychologues peuvent donc être associés à ces consultations.
En cas de mutation, les recommandations de surveillance sont validées en réunion de concertation pluridisciplinaire. En l'absence de mutation, une surveillance selon les antécédents personnels et familiaux est proposée, +/- après calcul d'un score de risque, permettant d’identifier les personnes à haut risque ou à très haut risque de cancer. Les modalités de surveillance seront dans ce cas différentes de celles de la population générale."
Le suivi des patients prédisposés au cancer
Le développement du diagnostic des prédispositions aux formes héréditaires de cancer et le renforcement des consultations d’oncogénétique ont été intégrés dans le Plan Cancer élaboré en 2003. Actuellement, 146 sites de consultations sont répartis dans 101 villes sur l’ensemble du territoire. Plus de 82 000 consultations d’oncogénétique y ont été effectuées en 2020, dont 86 % sont liées aux cancers du sein et/ou de l’ovaire et aux cancers digestifs.
Au final, grâce au dispositif d’oncogénétique, plusieurs milliers de personnes porteuses d’une mutation au sein d'un gène de prédisposition aux cancers ont été identifiées. Ces personnes se voient proposer une stratégie de prise en charge spécifique basée sur la surveillance et/ou la chirurgie prophylactique, et adaptée aux différents risques tumoraux associés à l’altération génétique identifiée. Cette prise en charge, tout au long de la vie de la personne, est nécessairement pluridisciplinaire et rend indispensable l’établissement de liens structurés entre l’ensemble des acteurs impliqués à l’échelon des établissements comme à l’échelon régional.
Dans ce contexte, l’INCa a soutenu la coordination du suivi des personnes prédisposées héréditairement au cancer, pour intégrer, faciliter et améliorer la prise en charge globale, médicale et chirurgicale, des personnes prédisposées, quel que soit leur lieu de prise en charge. Le projet Bourgogne-Franche Comté a fait partie des 6 projets pilotes de 2009 à 2012 (Oncogène Bourgogne Franche Comté), puis ces projets ont été généralisés dans chaque région autour de quatre missions :
- Mettre en place un suivi individualisé des personnes prédisposées héréditairement au cancer à travers un programme spécifique (livret BRCA, livret PALB2, livret MMR)
- Assurer l’accès aux compétences multidisciplinaires nécessaires, soit en totalité au sein des établissements porteurs du projet, soit au sein de plusieurs établissements ou cabinets libéraux, selon le souhait de la personne ou selon la logique d’organisation régionale
- Coordonner au niveau régional, voire interrégional, le suivi et la prise en charge des personnes prédisposées héréditairement au cancer
- Assurer une vocation de recours et d’expertise pour les cas difficiles
Afin de répondre au mieux à ses missions, un Centre Universitaire de suivi des femmes à haut risque de cancer du sein et de l’ovaire a ouvert ses portes au Centre Georges-François Leclerc (CGFL) en octobre 2014. De même, une consultation de suivi spécialisé pour les personnes porteuses d’une mutation dans le gène TP53 (syndrome de Li Fraumeni) vient d’être mise en place au CGFL.
Une fiche de synthèse sur le principe et le déroulé de la consultation d’oncogénétique a été rédigée par l’INCa et est disponible ici : La consultation d’oncogénétique
Un programme d’éducation thérapeutique est actuellement en cours de construction pour les femmes porteuses d’une mutation dans les gènes BRCA1, BRCA2 ou PALB2.
Vivre avec une prédisposition génétique aux cancers demande de nombreuses compétences d’adaptation (gestion au long court d’un risque chronique, confrontation à un avenir incertain, suivre une surveillance médicale régulière, parfois sans pathologie déclarée pour les personnes asymptomatiques, …).
Forts de notre expérience de l’ETP dans les maladies rares, nous sommes en train de mettre en place un programme en oncogénétique. Notre activité en oncogénétique se répartissant sur le Centre Hospitalier Universitaire de Dijon et sur le Centre Georges François Leclerc de Dijon, nous envisageons de développer deux programmes, un porté par chaque centre. Le premier ciblera les patients ayant présenté un cancer et porteurs d’une variation pathogène au sein d’un des gènes BRCA/PALB2. Ce programme, développé en lien avec l’équipe du CGFL, s’articulerait autour de cinq modules : « Module génétique », « Module social et mieux être », « Module psychologique », « Module suivi » et le « Module traitement ».
Cette offre éducative pourra probablement être mise en place dès 2023. Dans un second temps, nous souhaiterions proposer un programme pour les patients asymptomatiques porteurs d’une prédisposition génétique aux cancers au sein du Centre Hospitalier Universitaire.
L’équipe d’Oncogénétique : des coopérations ciblées au bénéfice des patients
L’équipe est composée de professionnels de santé du CHU Dijon Bourgogne et du Centre Georges-François Leclerc :
- Pr Laurence OLIVIER-FAIVRE, Généticienne
- Dr Sophie NAMBOT, Généticienne
- Dr Manon REDA, Oncologue
- Mme Amandine BAURAND, conseillère en génétique
- Mme Caroline SAWKA, conseillère en génétique
- Mme Léa PATAY, conseillère en génétique
- Mme Juliette SANTENARD, conseillère en génétique
- Mme Amandine BEAUDOUIN, conseillère en génétique
- Pr Charles COUTANT, Chirurgie et gynécologie
- Dr France GUY, radiologue
- Mme Cindy LEFORT, psychologue CGFL
- M. Allan LANÇON, chef de projet
- Dr Juliette ALBUISSON, Dr Vincent GOUSSOT, Dr Valentin DERANGERE, Dr Anthony COMTE, biologistes
- Dr Romain BOIDOT, ingénieur de recherche
- Mme Adèle CUEFF, data manager
- Mme Béatrice GEORGES, Mme Audrey JAYET, secrétariat CGFL
- Mme Tiphaine MOY, secrétariat CHU
Les lieux de consultations en Bourgogne :
- Consultation du CHU Dijon Bourgogne (Hôpital d’Enfants) : 03 80 29 53 13
- Consultation du Centre Georges-François Leclerc : 03 45 34 80 82
- Consultation du CH de Mâcon (bimestrielle) : rendez-vous à prendre au Secrétariat d’Oncogénétique du CHU Dijon Bourgogne au : 03 80 29 53 13
- Consultation du CH d’Auxerre (bimestrielle) : rendez-vous à prendre au Secrétariat d’Oncogénétique du CHU Dijon Bourgogne au : 03 80 29 53 13
- Consultation du CH de Chalon-sur-Saône (hebdomadaire) : rendez-vous à prendre au Secrétariat d’Oncogénétique du CHU Dijon Bourgogne au : 03 80 29 53 13
- Consultation du CH de Nevers : consultation par télémédecine
Les différentes consultations d’Oncogénétique en France sont répertoriées par l’INCa qui réalise un bilan d’activité annuel (Oncogénétique en 2020)
Une prise en charge spécifique en réponse à des besoins spécifiques
L’onco-gériatrie est le fruit du rapprochement de deux compétences que sont la Gériatrie et l’Oncologie. Son objectif est l’approche globale de la personne âgée atteinte de cancer pour en améliorer l’état de santé et la qualité de vie.
Suite à un appel à projet de l’Institut National du Cancer (INCa), il existe en Bourgogne une Unité de Coordination en Oncogériatrie (UCOGB).
Quelles sont les missions de l’UCOGB ?
Les 4 missions principales sont :
- La formation (personnel soignant, étudiants),
- L’information (professionnels, grand public),
- La recherche (épidémiologique, fondamentale et clinique),
- Le soin avec comme objectif un accès à la consultation d’onco-gériatrie dans la plupart des établissements de santé.
De quels professionnels de santé est composée l’UCOGB ?
L’équipe se compose de :
- 2 coordinateurs : le Dr Sophie MARILIER (Gériatre, CHU Dijon Bourgogne) et le Dr Leila BENGRINE-LEFEVRE (Oncologue, Centre Georges-François Leclerc),
- 2 coordinateurs suppléants : le Dr Valérie QUIPOURT (Gériatre, CHU) et le Dr Alice GAGNAIRE (HGE, CHU),
- 1 ETP médical réparti en deux fois 0,5 ETP pour l’activité clinique : Dr Valérie QUIPOURT et Dr Sophie MARILIER,
- 0,4 ETP d’Infirmier,
- 1 ETP d’Assistante de coordination, Secrétariat,
- 1,5 ETP d’Attaché de Recherche Clinique.
Quelle est la mission de soins ?
L’évaluation d’onco-gériatrie est réalisée en hospitalisation de jour (HDJ) gériatrique, en consultation de gériatrie sur le site de Champmaillot, en consultation au CGFL par le biais d’une convention ou en Unité Mobile d’oncogériatrie. L’évaluation gériatrique approfondie (EGA) reste la référence pour évaluer l’état de santé global d’un patient âgé. L’EGA permet d’appréhender plusieurs domaines :
- Les données socio environnementales (conditions de vie, soutien social),
- Le statut fonctionnel avec évaluation des activités de vie quotidiennes et instrumentales,
- Les comorbidités,
- L’état cognitif,
- L’état thymique, étude de la motivation,
- L’état nutritionnel et état buccodentaire,
- Les fonctions sensorielles,
- Les fonctions sphinctériennes,
- La marche et l’équilibre,
- Le traitement.
Une synthèse des informations est ensuite réalisée avec hiérarchisation des différents problèmes identifiés.
Un programme de soins individualisé peut être proposé avec des objectifs réalisables et toujours le souci d’un maintien de la qualité de vie.
Ces informations sont alors transmises aux différents intervenants (médecin demandeur, médecin traitant et correspondants).
Quels patients adresser en consultation d’onco-gériatrie ?
La demande d’évaluation d’onco-gériatrie peut être réalisée par tout médecin impliqué dans la prise en charge oncologique d’un patient âgé atteint de cancer. Les médecins adresseurs peuvent s’aider d’un outil de dépistage gériatrique en oncologie (G8) afin de cibler les patients susceptibles de bénéficier d’une telle consultation.
Les demandes de consultation sont gérées par le Secrétariat d’Onco-gériatrie au : 03.80.29.37.34 (Fax : 03.80.29.52.85).
Un modèle de coopération sanitaire
L’UCOGB fait partie du Groupement de Coopération Sanitaire (GCS-CHU/CGFL) et de l’Institut Régional Universitaire du Cancer en Bourgogne (IRUCB). Ses missions sont ainsi inter-établissements (privé, public) avec une importante activité de coordination régionale et interrégionale. Elle s’insère aussi pleinement au sein de la filière gériatrique.